Vooruit propose un certificat médical pour résilier son abonnement à la salle... alors que ça existe déjà!
Les abonnements sportifs devraient pouvoir être suspendus ou résiliés sur présentation d'un certificat médical, selon le ministre de la Protection des consommateurs, Rob Beenders (Vooruit). "Mais c'est déjà le cas!", rétorque le secteur des salles de fitness...
"Il est absurde de devoir continuer à payer un abonnement pendant des mois, alors que le médecin a décidé que vous ne pouviez plus faire de sport", estime le ministre Beenders. "Aujourd'hui, la loi stipule qu'un certificat médical pour une personne qui n'est pas en état de faire du sport ne constitue pas un motif suffisant pour mettre fin aux paiements. Il s'agit là d'une lacune."
Le ministre souhaite donc organiser une concertation avec des représentants du secteur.
"Nous allons essayer de trouver une solution à l'amiable", a-t-il déclaré. "Les consommateurs doivent pouvoir suspendre ou résilier leur abonnement à la salle de sport lorsque, selon un avis médical, il leur est temporairement ou définitivement impossible de l'utiliser. Nous demandons également un remboursement proportionnel des montants déjà payés." Si aucun compromis ne peut être trouvé, un projet de loi en la matière sera déposé.
Ces nouvelles règles devraient non seulement s'appliquer pour les abonnements à la salle de sport, mais aussi pour les cours collectifs et d'autres types d'abonnements sportifs.
Le secteur du fitness "abasourdi"
"Cela figure déjà dans notre code de conduite!", réagit le directeur de Fitness.be, Farid Kempenaers. "Je trouve cette déclaration un peu bizarre..."
D'après le secteur, des accords ont déjà été conclus avec le SPF Économie : le code de conduite du secteur stipule que l'abonnement peut être résilié sans délai et sans frais "lorsqu'il est définitivement impossible pour le consommateur de faire du sport ou du fitness suite à une lésion médicale", à condition de présenter un certificat médical.
"Si le ministre veut aller plus loin ou faire différemment, nous sommes toujours ouverts à la discussion", ajoute M. Kempenaers. Ledit code de conduite ne prévoit toutefois rien quant au remboursement proportionnel des montants déjà payés.