Les besoins en soins dans les maisons de repos bruxelloises deviennent de plus en plus complexes
Les résidents des maisons de repos bruxelloises présentent de plus en plus souvent des besoins de soins multiples et complexes. C'est ce qui ressort jeudi d'une enquête menée par Iriscare auprès de 66 maisons de repos bruxelloises.

Iriscare est l'institution bicommunautaire bruxelloise compétente notamment en matière de protection sociale, de soins aux personnes âgées, d'allocations familiales et d'accompagnement des personnes en situation de handicap dans la Région de Bruxelles-Capitale.
Cette enquête représentative, menée auprès de plus de la moitié des maisons de repos bruxelloises, montre principalement que les résidents des maisons de repos à Bruxelles sont de plus en plus souvent confrontés à des problèmes psychiques, à des troubles neurocognitifs tels que la démence, à un handicap ou à des problèmes de dépendance. Souvent, il s’agit en outre d’une combinaison de différents besoins en matière de soins et d’accompagnement. Les chiffres montrent que 38 % des résidents souffrent d’un trouble neurocognitif grave, tandis que 33 % sont confrontés à une vulnérabilité psychique. Par ailleurs, 19 % vivent avec un handicap et 13 % sont confrontés à une dépendance.
Aller au-delà de la gravité médicale classique
« Aujourd’hui, les maisons de repos accueillent des résidents présentant des besoins en matière de soins et d’accompagnement très variés et souvent complexes », explique Tania Dekens, directrice générale d’Iriscare. « Pour continuer à offrir des soins de qualité, nous devons aller au-delà de la gravité médicale classique. La vulnérabilité psychique, le handicap, la vulnérabilité sociale et les besoins combinés doivent également être mieux pris en compte. » Les profils les plus complexes sont en outre répartis de manière inégale entre les maisons de repos bruxelloises, selon Iriscare.
« Cette évolution nécessite une réflexion plus large sur l’organisation des soins », précise encore Mme Dekens. « En renforçant la collaboration multidisciplinaire, nous pourrons mieux soutenir les maisons de repos et préparer le secteur aux besoins de demain en matière de soins. »