Obésité
Le refus du remboursement du Mounjaro risque de créer une "médecine à deux vitesses"
Le refus du remboursement du Mounjaro pour les personnes atteintes d'obésité risque d'engendrer une "médecine à deux vitesses", selon la Baso, l'association belge pour l'étude de l'obésité.
Le ministre de la Santé publique Franck Vandenbroucke (Vooruit) estime qu'un remboursement à grande échelle serait irresponsable sur le plan budgétaire et médical sans accompagnement multidisciplinaire des patients.
"Je comprends les contraintes budgétaires du ministre qui ne peut pas rembourser tout le monde, mais je trouve ça regrettable", souligne la Dre Nathalie Esser, présidente de la Baso.
La dose minimale de Mounjaro coûte environ 179 euros par mois.
Un obstacle financier
"J'ai peur que ce soit une médecine à deux vitesses où finalement certaines personnes peuvent avoir accès au traitement financièrement parlant, et finalement ceux qui en ont besoin aussi, mais qui sont plus vulnérables, ne peuvent pas y accéder", déplore-t-elle. "L'obésité n'est pas juste un manque de volonté, ce ne sont pas des gens qui ne font aucun effort au niveau hygiéno-diététique."
Même si, selon elle, le traitement ne reste pas la seule approche, il doit s'accompagner d'une prise en charge multidisciplinaire axée sur l'alimentation, l'activité physique, l'hygiène de vie, le sommeil, le stress, sur l'aspect psychologique.
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Le médicament est remboursé pour les personnes atteintes de diabète de type 2. "On sait que la première prévention contre le diabète de type 2 est de traiter l'obésité", rappelle la praticienne.
Environ 130.000 personnes supplémentaires ont bénéficié d'un remboursement pour ce type de médicaments en 2025, selon l'INAMI, soit près de quatre fois plus qu'en 2019.