Le patient tient à sa liberté de choix
La majorité des Néerlandais se refusent à concevoir l'idée d'un possible retrait des antidouleurs des rayons de leurs drogueries au profit d'une délivrance exclusive en pharmacie et sous prescription médicale de surcroît. Les résultats du sondage mené par le Centre d'Information Antidouleurs sont on ne peut plus clairs.
Chez nos voisins du Nord, un simple saut chez son pharmacien ou dans une droguerie permet à ses heureux habitants de se procurer leurs antidouleurs le plus simplement du monde. Le paracétamol, le naproxène et l'ibuprofène sont en effet disponibles en vente libre dans ces deux canaux de distribution. Et selon le récent sondage, 61 % des Hollandais ne seraient guère enthousiastes à l'idée de devoir aller acheter leurs antidouleurs uniquement chez leur pharmacien et moyennant une prescription du médecin.
Liberté de choix
Une attitude qui s'expliquerait par la nature même du citoyen hollandais, qui tient plus que tout à sa liberté de choix. " Apparemment, les Hollandais estiment important de pouvoir assumer leurs responsabilités dans la gestion de leur santé ", explique le professeur Wouter Zuurmond, membre du Conseil consultatif scientifique du Centre d'Information Antidouleurs au sein de Medicalfacts. " Si les antidouleurs n'étaient délivrés que sur prescription ou vendus uniquement en officine, cela limiterait considérablement la liberté de décision du consommateur en matière de santé et de bien-être. Est-ce vraiment souhaitable ? En tous cas, à en croire ce sondage, ce n'est pas l'avis d'une majorité de nos concitoyens. "