Dépenses de santé
Un cinquième des ménages belges en difficulté
Plus d’un Belge sur cinq éprouve des difficultés à payer les soins de santé de base, selon un sondage réalisé par Testachats (TA) au cours de l’année écoulée. A Bruxelles, c’est même près d’une personne sur trois. TA appelle à plafonner les suppléments et à augmenter le taux de conventionnement.
L’enquête a interrogé 1.010 personnes en Belgique entre juin et septembre 2025. L’objectif était de connaître leurs difficultés éventuelles à joindre les deux bouts face aux dépenses de santé. « Malgré une large couverture par une assurance complémentaire (seules 15 % des personnes sondées déclarent ne pas disposer d’une assurance complémentaire pour les frais médicaux), une part importante de la population rencontre encore des difficultés pour assumer certaines dépenses, voire renonce à des soins essentiels", pointe TA.
Bruxelles et la Wallonie plus préoccupants
Il faut dire qu’un ménage sur quatre consacre 20% de ses revenus nets à la santé. « Pour 24 % des personnes interrogées, les dépenses de santé ont représenté plus d’un cinquième des revenus du ménage au cours de l’année écoulée. Cette proportion varie fortement selon la présence d’une maladie chronique dans le ménage : 16 % pour les foyers sans maladie chronique et 35 % pour ceux comptant au moins un membre atteint d’une maladie chronique. »
Au total, 22 % des Belges déclarent avoir des difficultés à assumer leurs dépenses essentielles de santé. Mais Bruxelles et la Wallonie présentent un tableau plus préoccupant. "Les écarts régionaux sont significatifs : 30 % des sondés éprouvent des difficultés à Bruxelles, 26 % en Wallonie et 19 % en Flandre."
La présence d’une maladie chronique aggrave encore la situation : "33 % des ménages concernés déclarent des difficultés, contre 14 % pour les autres. »
Lunettes, lentilles, appareils auditifs, soins dentaires
Quels types de soins sont les plus problématiques ? TA pointe les difficultés à financer lunettes et lentilles de contact (29%), appareils auditifs (26%) et soins dentaires (24%).
Certains décident carrément de ne pas se soigner : « Au total, 20 % des ménages ont dû renoncer ou reporter au moins une dépense de santé. Parmi ceux ayant renoncé ou reporté une dépense de santé, 54 % mentionnent un problème mineur, 35% un problème important et 11 % un problème très grave. »
L’organisation de défense des consommateurs appelle à augmenter le taux de conventionnement et plafonner les suppléments d’honoraires.