Flambée de rougeole dans le nord-est de Londres
Une importante flambée de rougeole dans le nord-est de Londres touche des enfants non vaccinés de moins de 10 ans, a confirmé l’UK Health Security Agency (UKHSA), relayée notamment par The Guardian et The Sunday Times.
L’UKHSA avait précédemment signalé 34 cas de rougeole confirmés en laboratoire chez des enfants fréquentant des écoles et des crèches d’Enfield entre le 1er janvier et le 9 février, certains ayant nécessité une hospitalisation.
La Dre Vanessa Saliba, épidémiologiste consultante à l’UKHSA, a déclaré : « Nos dernières données montrent que nous faisons face à une importante flambée de rougeole dans le nord-est de Londres, touchant principalement des enfants non vaccinés de moins de 10 ans dans les écoles et les crèches, dont certains sont hospitalisés."
Vaccin RORV
La rougeole, en Angleterre, est facilement évitable grâce au vaccin RORV (rougeole, oreillons, rubéole, varicelle). La Dre Saliba a exhorté les familles à vérifier que leurs enfants n’ont manqué aucune dose. Elle a ajouté : « À l’approche rapide des vacances de Pâques, c’est un rappel opportun pour les familles qui voyagent à l’étranger de s’assurer que tous les membres de la famille, en particulier les enfants, sont vaccinés, car la rougeole est très répandue dans certains pays ayant des liens étroits avec le Royaume-Uni et des foyers persistent dans certaines régions d’Europe. »
60 cas suspects
Du point de vue de l’OMS, le Royaume-Uni n’est plus un pays considéré comme avoir éliminé définitivement la rougeole. Selon The Guardian, le pays a en effet enregistré 4.000 infections depuis 2024. Il faut dire que seuls 84% des enfants résidant au RU reçoivent les deux doses du vaccin avant l’âge de 5 ans. Le seuil de prévention de l’épidémie est de 95%. A Enfield, selon l’UKHSA, ils ne sont que 64,3% à les avoir reçues entre 2023 et 2024.
Le Sunday Times rapporte que plus de 60 cas suspects de rougeole ont été signalés par sept écoles et une crèche à Enfield. Or, ces poches géographiques pourraient, toujours selon des modélisations de l’UKHSA infecter entre 40.000 et 160.000 personnes dans le Grand Londres.
L’hésitation vaccinale a pour origine la culture de certains patients ou des allégations mensongères selon lesquelles la vaccination provoquerait l’autisme.