Médecine de guerre dans le cursus : le CIUM pas convaincu
Theo Francken prévoit, en phase avec les tutelles des universités, dans tout le pays, d’ajouter des cours de médecine de guerre dans le cursus des études de médecine. Par communiqué publié ce lundi 16 février, le Comité Inter-Universitaire des Étudiants en Médecine (CIUM) dit son scepticisme sur la pertinence d’encore charger la barque.
L’organisation étudiante souligne « la saturation actuelle du parcours académique » et « une pression académique importante ». Elias Fariss, nouveau président du CIUM : « Les études de médecine se caractérisent déjà par une charge horaire et une charge de travail particulièrement élevées à tous les niveaux du cursus. Toute addition de cours pourrait empiéter sur la qualité globale de la formation. »
« Une partie des compétences évoquées dans le cadre de la médecine de guerre est déjà enseignée au sein des cours de médecine d’urgence, de chirurgie ou de réanimation ». Des doublons sont à craindre.
Spécialité à part entière
De plus, la médecine de guerre constitue « une spécialité à part entière, requérant une formation approfondie de personnel médical déjà expérimenté ». Une introduction à la médecine de guerre « ne saurait en aucun cas constituer un gage de compétence suffisante » face à des blessés de guerre aux pathologies complexes.
Le CIUM recommande plutôt une vraie formation à la médecine de guerre pour les professionnels intéressés et concernés au sein du département de la Défense.