Selon De Morgen
Un médecin sur trois exerçant en cabinet privé gagne plus que le Premier ministre
Un médecin sur trois disposant de sa propre société gagne un revenu net supérieur à celui du Premier ministre, qui gagne 10.651 euros nets par mois. Les écarts sont par ailleurs considérables : un spécialiste gagne quatre fois plus qu’un autre, selon une enquête publiée par le quotidien De Morgen.
Tout en haut du classement figurent les radiologues, avec un bénéfice net médian d’environ 218.000 euros par an. Les 10 % de radiologues les mieux rémunérés dépassent les 472.000 euros. Cela correspond à des revenus mensuels compris entre 18.000 et 39.000 euros.
En bas du classement figurent les pédiatres, avec un bénéfice net médian de près de 57.000 euros par an. Les 10 % de pédiatres les mieux rémunérés atteignent plus de 145.000 euros. Cela correspond à des revenus mensuels allant d’environ 4.750 à 12.000 euros.
Bénéfice net
Le bénéfice net médian de l’ensemble des médecins exerçant via une société s’élève à un peu plus de 82.000 euros par an, soit environ 6.800 euros nets par mois. "Cela montre que tous les médecins ne sont certainement pas des hauts revenus aux gains extravagants", estime Dominique Vandijck, économiste de la santé à l’UGent, dans les colonnes du quotidien.
Les sociétés des 5% de médecins les mieux rémunérés afficheraient un bénéfice net de quasi 335.000 euros.
"Les 10 % de médecins les mieux rémunérés enregistrent un bénéfice net supérieur à 250.000 euros. Pour les 5 % les mieux rémunérés, ce montant atteint près de 335.000 euros", écrit encore De Morgen.
Réaction du BVAS
Le quotidien flamand a pu déterminer les revenus nets des médecins spécialistes disposant de leur propre société sur la base des comptes annuels de plus de 15.000 sociétés médicales, ce qui représente environ un tiers du nombre total de médecins. La rédaction a pris en compte le bénéfice net, c’est-à-dire le montant restant après paiement de l’ensemble des frais et de l’impôt des sociétés.
Interrogé par De Morgen, le BVAS (ABSyM) souligne que les rémunérations doivent être examinées dans leur contexte global. "Les médecins exercent en tant qu’indépendants et assument eux-mêmes la responsabilité de leur pension, ainsi que d’autres prestations et charges sociales. Dans cette perspective, ces rémunérations ne sont pas excessives", souligne le vice-président Johan Blanckaert.