PremiumOncologie

Centraliser davantage

filip ceulemansLes patients qui souffrent d’une forme rare ou complexe de cancer sont mieux pris en charge dans un centre spécialisé qui dispose de suffisamment d’expertise. Logique et ça l’est, effectivement. Ça a encore été confirmé, récemment, par trois études de littérature du Registre du Cancer, qui confirment ce que l’on appelle l’« effet volume-résultat » : les patients présentent une probabilité de survie significativement plus élevée lorsqu’ils sont traités dans des hôpitaux qui dispose d’une expertise suffisante.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, plus de 1.100 Belges sont atteints d’un sarcome. La survie à cinq ans dans les centres spécialisés au Royaume-Uni est de 62,8 %, contre 42 % dans les hôpitaux non spécialisés. Pour le cancer de la surrénale (qui touche chaque année un peu moins d’une centaine de patients belges), des études internationales montrent que les interventions réalisées dans des centres spécialisés entraînent moins de complications et de meilleures chances de survie.

Un bel exemple de la manière dont la centralisation peut offrir un avantage considérable aux patients nous vient de nos voisins du Nord. Aux Pays-Bas, tous les soins oncologiques pédiatriques spécialisés sont regroupé au sein du Centre Princesse Maxima à Utrecht. Des enfants touchés par un cancer provenant de tout le pays sont orientés vers cet hôpital conçu spécifiquement pour répondre à leurs besoins.

La meilleure qualité de soins possible prime sur la proximité du domicile.

On invoque souvent le souhait des parents de faire traiter leur enfant dans un hôpital proche de leur domicile. Pourtant, bien que des villes comme Groningue ou Maastricht se situent à une distance non négligeable d’Utrecht, les parents néerlandais ne semblent pas y voir un problème. La meilleure qualité de soins possible prime sur la proximité du domicile. Dans un pays aussi complexe que la Belgique, il paraît difficile de centraliser l’ensemble des soins oncologiques pédiatriques dans un seul centre, mais la création de deux (voire trois) centres spécialisés devrait néanmoins être possible.

Ce qui vaut pour les enfants vaut tout autant pour les plus de 20.000 autres Belges qui sont confrontés chaque année à une forme rare ou complexe de cancer. Eux aussi ont droit aux meilleurs soins possibles. C’est pourquoi nous lançons un appel urgent aux autorités et à l’ensemble des acteurs concernés afin qu’ils s’engagent résolument en faveur de la centralisation des soins oncologiques spécialisés. L’impulsion donnée à la fin de l’année dernière par la commission indépendante d’experts va déjà dans la bonne direction. Il appartient désormais à chacun de dépasser ses intérêts propres et d’oser faire le pas nécessaire.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
30 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine