Vieillir mieux dans un monde en mutation
CONGRÈS IAGG Le 23e congrès mondial de l’IAGG (International association of gerontology and geriatrics) a eu lieu début juillet, à Amsterdam. Le programme, riche et varié, a rappelé que le vieillissement ne peut plus être envisagé comme une question exclusivement médicale.
De fait, plus que toute autre spécialité, la gériatrie est à cheval entre la médecine et les sciences humaines. Le boum démographique des seniors, les migrations, les inégalités, les transformations numériques, la crise climatique, mais aussi les évolutions sociétales qui façonnent leur environnement social et familial, redessinent les trajectoires (de santé) des personnes âgées et imposent une réponse résolument interdisciplinaire.
Car l’objectif n’est pas seulement de gagner des années, mais de préserver les capacités intrinsèques, l’autonomie et la qualité de vie, en tenant compte de la physiologie particulière du corps vieillissant – en témoignent nos articles sur les infections urinaires et la santé orale.
Dans un contexte marqué par l’essor des biomarqueurs et des traitements prometteurs de la maladie, la démence a occupé une place centrale lors du congrès. La question de la maltraitance a aussi été beaucoup discutée.
Enfin, l’IAGG26 a porté un regard à la fois prometteur et critique sur les nouvelles technologies. IA, robotique, objets connectés et télésanté peuvent soutenir l’autonomie, la détection précoce de certains troubles et améliorer certaines prises en charge, mais ils doivent être validés chez les personnes âgées, accessibles et déployés dans un cadre éthique.
Bonne lecture !