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Impulseo : maintenir le cap
Bruxelles et Wallonie n'entendent pas suivre la voie de la Flandre et maintiennent Impulseo en l'état pour le moment. Aucune information n'indique que les deux Régions francophones veulent diminuer le dispositif mais la vigilance reste de mise.

« Alors que la Flandre a fait le choix de supprimer certaines aides à l’installation, la Région bruxelloise entend poursuivre une autre approche : renforcer l’attractivité de son territoire pour les médecins généralistes », explique Selin Salün, porte-parole du ministre Ahmed Laaouej.
Le cabinet du ministre assure que la médecine générale reste une priorité. Il entend préserver les dispositifs essentiels aux professionnels, tout en améliorant leur efficacité et leur accessibilité, malgré les contraintes budgétaires. Les moyens prévus pour la période 2027-2029 restent toutefois à préciser.
Pour 2027, « sous réserve des arbitrages définitifs », le budget devrait être similaire à celui de 2026, indique la porte-parole. Celui-ci représente 3,67 millions d’euros : 2.995.000 euros pour Impulseo II et III et 675.000 euros pour le dispositif SMD, qui a remplacé Impulseo I. De son côté, Vivalis affirme ne disposer d’aucune information sur un éventuel changement du budget d’Impulseo.
Wallonie : faire évoluer les aides
Au sud du pays, Luc Herry, président de l'ABSyM Wallonie, insiste sur la pénurie de médecins : diminuer les aides y serait « encore plus catastrophique qu’en Flandre ». À ce stade, aucune annonce concrète ne concerne le budget structurel du futur arrêté du gouvernement wallon, précise Lara Kotlar, porte-parole de l’Agence pour une vie de qualité (AVIQ).
L’administration évoque la volonté de rendre le dispositif « plus dynamique dans son opérationnalisation ». Les discussions portent sur son évolution à moyen terme, à budget constant. Elles tiennent aussi compte des moyens mobilisés par d’autres niveaux de pouvoir, notamment le fédéral et les communes.
Plusieurs syndicats de généralistes participent aux groupes de travail du cabinet du ministre Yves Coppieters. Paul de Munck salue la méthode : « Les concertations se passent bien et vont dans le bon sens. Ils n’ont rien décidé sans que l’on ait pu donner notre avis. »
Impulseo infirmier
Le président honoraire du GBO évoque la piste d’un Impulseo combinant médecin généraliste et infirmier. Attirer un médecin dans une zone dépourvue d’infirmier pose problème, souligne-t-il. Le cabinet wallon souhaite examiner dans quelle mesure les représentants des médecins peuvent formuler une proposition en ce sens.
La concertation ne vaut cependant pas blanc-seing pour de nouvelles coupes. « Dans ce contexte de baisse des budgets dans tous les secteurs en Wallonie, nous sommes prêts à faire des efforts, à réorienter Impulseo, mais pas à supprimer le dispositif », insiste Paul de Munck.
Le GBO et l’ABSyM mettent tous deux en garde contre une baisse des moyens. « Ces économies seraient beaucoup plus coûteuses que leurs bénéfices », estime Luc Herry. Pour Paul de Munck, la maîtrise des dépenses passe au contraire par un soutien accru aux soins de proximité : « Lorsque l’on cherche à réaliser des économies dans l’organisation de ses services de soins, il faut investir davantage dans la première ligne. » Un investissement qui permet, souligne-t-il, de réduire les dépenses globales du système de santé.
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