Voici les dix interventions associées aux douleurs postopératoires aiguës les plus intenses
Les césariennes, les amygdalectomies et certaines opérations de hernie sont associées aux scores de douleur rapportés les plus élevés le premier jour postopératoire. C’est ce qui ressort d’une analyse du registre allemand QUIPS, fondée sur les données de 117 231 patients dans 137 hôpitaux.
QUIPS signifie « Qualitätsverbesserung in der postoperativen Schmerztherapie » (amélioration de la qualité du traitement de la douleur postopératoire). Ce projet allemand d’amélioration de la qualité recueille les résultats rapportés par les patients concernant le traitement de la douleur après une opération. Son objectif est de rendre la qualité des soins comparable et de favoriser les améliorations de l’analgésie postopératoire.
Lors du Congrès allemand de la douleur, des chercheurs du centre hospitalier universitaire de Iéna ont présenté une analyse des douleurs les plus intenses le premier jour postopératoire. Celles-ci ont été évaluées à l’aide d’une échelle numérique (Numeric Rating Scale, NRS) de 0 à 10, où 0 correspond à « aucune douleur » et 10 à « la pire douleur imaginable ».
Score moyen de douleur de 5,1 points
Pour l’analyse, les données de 114 catégories d’interventions réalisées entre 2016 et 2025 ont été comparées. À l’aide d’un modèle de régression linéaire à effets mixtes, les chercheurs ont calculé des moyennes ajustées afin d’identifier les interventions associées à la plus forte intensité de douleur postopératoire.
Pour l’ensemble des interventions figurant dans le registre, le score maximal moyen de douleur s’élevait à 5,1 sur l’échelle NRS. Les dix interventions les plus douloureuses présentaient toutes un score significativement supérieur à cette moyenne.
Césarienne : 6,5 [6,3–6,6]
Amygdalectomie avec adénoïdectomie : 6,4 [5,7–7,1]
Opération laparoscopique de hernie de la paroi abdominale avec technique onlay : 6,3 [6,0–6,6]
Fusion vertébrale d’au moins deux segments : 6,3 [6,0–6,7]
Amygdalectomie sans adénoïdectomie : 6,2 [5,9–6,4]
Réduction ouverte d’une fracture du calcanéum : 6,2 [5,7–6,6]
Appendicectomie à ciel ouvert : 6,1 [5,8–6,5]
Hystérectomie totale par laparotomie : 6,1 [5,7–6,4]
Opération ouverte du genou sans pose d’une prothèse totale du genou : 6,1 [5,7–6,5]
Résection pulmonaire thoracoscopique : 6,1 [5,7–6,4]
Pas seulement des interventions majeures
Les chercheurs relèvent que les interventions les plus douloureuses ne se limitent pas aux opérations lourdes en orthopédie, en traumatologie ou sur la colonne vertébrale. Des interventions susceptibles d’être considérées comme plus légères ou plus standardisées, telles que les amygdalectomies ou les opérations laparoscopiques de hernie, étaient elles aussi associées à une forte charge douloureuse.
Deutscher Schmerzkongress 2026 – Wandel bewegt. Schmerz 40 (Suppl 1), 1–71 (2026). https://doi.org/10.1007/s00482-026-00966-1