25 principes actifs responsables de 36 % des dépenses de l’INAMI
25 principes actifs étaient responsables de 36 % des dépenses totales en médicaments dans le secteur ambulatoire, selon le dernier classement (2025) de l’INAMI.
L’INAMI a publié, il y a quelques jours, son 'Top 25' des principes actifs qui pèsent le plus lourd dans le budget de l’assurance maladie. En 2025, ils représentaient 36 % des dépenses nettes (sans la quote-part personnelle du patient), pour seulement 19 % du volume des traitements. Les 64 % restants se répartissent entre 676 autres principes actifs.
La première place est occupée par l'apixaban (115,6 millions d’euros, +8%), suivi de l’édoxaban (95,4 millions, +13%), deux des quatre nouveaux anticoagulants oraux (NOAC). En 15 ans, ceux-ci ont pris une place majeure au sein des anticoagulants contre la thrombose, souligne l'INAMI.
Le top 25 comprend par ailleurs six immunosuppresseurs indiqués dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn et le psoriasis (adalimumab, risankizumab, ustékinumab, védolizumab, upadacitinib et guselkumab) et cinq antidiabétiques (insuline glargine, metformine, empagliflozine, dapagliflozine et sémaglutide).
De plus en plus de molécules de niche
L'INAMI constate que les dépenses sont de plus en plus déterminées par des molécules coûteuses, dans l’arsenal thérapeutiques des spécialistes (13 molécules du top 25 sont prescrites à plus de 50% par des spécialistes) et destinées à de petits groupes de patients. Ainsi, 11 molécules du top 25 sont délivrées à moins de 10.000 patients. Il s’agit généralement de traitements à long terme, au coût journalier élevé. L’émicizumab (hémophilie) se distingue tout particulièrement, avec un coût annuel de 338.912 euros par patient (278 personnes au total).
Certains médicaments plus anciens, peu coûteux, continuent de grever le budget vu leur très large prescription. Le pantoprazole, par exemple, dans le top 25 depuis 24 ans, a été délivré à 1,7 million de Belges l'an dernier. C'est, « après le vaccin antigrippe, le deuxième médicament qui représente le plus grand nombre de patients », précise l'INAMI. Il est toutefois en recul (-4 % des dépenses) et ce, avant même l’augmentation, en janvier dernier, du ticket modérateur pour les IPP. L’atorvastatine et la metformine représentent elles aussi un très grand nombre de patients, avec un coût journalier relativement faible.