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Les femmes présentant une spondylarthrite axiale sont plus susceptibles d'infertilité

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Diverses inquiétudes existent au sujet des femmes qui présentent une maladie rhumatismale inflammatoire, et plus particulièrement en ce qui concerne leur fertilité et les risques liés à une grossesse dans un contexte thérapeutique parfois compliqué.

Une étude de cohorte suédoise avait montré que les femmes atteintes de spondylarthrite axiale étaient 43% plus à risque d'accoucher prématurément, avec 44% de risque supplémentaire de prééclampsie par rapport à la population générale.

En ce qui concerne la fertilité, les données de la littérature sont limitées et divergentes, mais elles semblent être également moins bonnes que celles de la population générale. Comme la fertilité peut s'estimer notamment par le taux d'hormone antimüllérienne (HAM), qui constitue un indicateur de la réserve ovarienne, une équipe française dirigée par la rhumatologue Madeleine Franc (Hôpital Cochin, à Paris) a présenté les résultats d'une étude visant à identifier les trajectoires du taux d'HAM au fil du temps, et leur association avec l'activité de la maladie et ses traitements.

Il s'agissait d'une analyse secondaire de DESIR, une étude prospective observationnelle incluant 381 femmes atteintes de spondylarthrite axiale précoce (axSpA), naïves de tout traitement par TNFi (inhibiteurs du TNF) et en âge de procréer, avec un suivi de dix ans. Les taux sériques d'HAM ont été mesurés par électrochimiluminescence à 0, 6, 12, 24, 60 et 120 mois.

Sur les dix années du suivi, un total de 1.706 mesures ont été réalisées chez ces femmes. Au départ, le taux moyen d'HAM s'élevait à 1,61 ± 1,93 ng/mL (entre 0,01 et 21,43 ng/mL). Par rapport aux normes pour l'âge, les taux d'HAM de la cohorte étaient significativement plus bas dans tous les groupes d'âge (p < 0,01).

Deux trajectoires de déclin du taux d'HAM ont été identifiées. La première (n=297) montrait un taux plus bas à 18 ans, suivi d'une diminution lente jusqu'à 45 ans. La deuxième, nettement moins fréquente (n=49), montrait un taux plus élevé à 18 ans, mais suivi d'un déclin plus marqué jusqu'à 45 ans.

Les patientes du premier groupe étaient significativement plus susceptibles d'être fumeuses (36% contre 20%, p = 0,03). Par contre, plus spécifiquement, aucune différence n'a été observée concernant l'activité de la maladie ou les traitements. Les facteurs influençant la réserve ovarienne et la fertilité chez les femmes atteintes d'axSpA restent à déterminer.

Source:

-AMH Titers in Women with Axial Spondyloarthritis Are Significantly Lower Compared to the General Population: An Analysis of the 10-year Follow-up of the DESIR Cohort. Madeleine Franc et al.

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Écrit par Dr Claude Leroy

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