Le taux de conventionnement est connu ; Vandenbroucke, satisfait, annonce une réforme du modèle conventionnel
Dès la fin du délai pour le déconventionnement fixé à ce 12 mars, l'INAMI a pris connaissance des chiffres d’adhésion aux accords conclus entre les médecins et les mutualités pour la période 2026-2027. Ces accords fixent notamment les tarifs des soins remboursés aux patients des dispensateurs de soins qui y adhèrent.

Une large majorité des médecins adhère à l’accord 2026-2027 et applique dès lors les tarifs conventionnés pour leurs prestations médicales : 85,72 %. Ce chiffre est comparable à celui des années précédentes : le nombre de médecins conventionnés diminue toutefois légèrement par rapport à l'an dernier, car on vient de 86,24 % de médecins conventionnés en 2025, mais le taux d'adhésion était de 85,30 % pour la première année de l'accord, en 2024, ce qui est une métrique plus comparable).
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« C'est une bonne nouvelle pour le patient », a réagi le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit), précisant que plus de 92% des médecins généralistes et 81% des spécialistes adhèrent à l'accord.
« Nous constatons tout de même que dans certaines disciplines (dermatologues, ophtalmologues...), trop peu de médecins respectent les tarifs. » Le ministre souhaite récompenser davantage les prestataires de soins qui jouent le jeu. Il prépare une réforme du modèle conventionnel qui devrait être débattue à la Chambre prochainement.
L’accord national fixe de nombreux engagements essentiels entre les médecins et les mutualités et détermine notamment les tarifs que les médecins conventionnés peuvent appliquer. Il offre ainsi une sécurité aux patients et contribue à la stabilité du système de soins.
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