Mise en garde contre les perturbateurs endocriniens lors des 1.000 premiers jours de vie
Les parents de jeunes enfants sont invités à réduire autant que possible l'exposition aux substances chimiques contenues dans les emballages, l'alimentation, les jouets, les textiles ou les produits de soin, durant les précieux 1.000 premiers jours de vie.
Des petites modifications dans les routines quotidiennes des tout petits peuvent réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens contenus dans les substances chimiques. Il s'agit par exemple d'opter pour un biberon en verre plutôt qu'en plastique, pour des gants de toilette au lieu de lingettes jetables, ou encore de vaisselle en inox au lieu de celle en plastique.
Telles sont les recommandations pratiques à destination des parents dans le cadre d'une campagne nationale de sensibilisation lancée mercredi par le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, en collaboration avec les Régions et les Communautés.
Elle rappelle aux familles que les perturbateurs endocriniens sont capables d'interférer avec les systèmes hormonaux. Or lors de leurs 1.000 premiers jours de vie, soit la grossesse et les deux premières années, les jeunes enfants y sont particulièrement sensibles alors que leurs corps et cerveau sont en plein développement.
Une exposition aux perturbateurs endocriniens via l'air, l'alimentation, le contact avec la bouche ou la peau, peut être associée à des risques de quotient intellectuel diminué, d'autisme, de diabète, d'obésité, de certains types de cancers, de problèmes thyroïdiens, d'asthme, ainsi que d'autres pathologies cardio-vasculaires ou du système nerveux, met en garde la campagne.
Une série de conseils pratiques à mettre en oeuvre au quotidien pour les mères enceinte et pour les jeunes enfants sont disponibles sur le site de la campagne de même que des vidéos ludiques.