L'accessibilité des soins dentaires potentiellement impactée par une circulaire de l'Inami
La nouvelle circulaire diffusée par l'INAMI concernant la facturation des actes réalisés par les hygiénistes bucco-dentaires va avoir des conséquences sur l'accessibilité et la qualité des soins, dénoncent l'Association professionnelle belge des hygiénistes bucco-dentaires (BBM) et l'Union belge des prestataires de soins (UBPS).

La circulaire, publiée mercredi, rappelle qu'un dentiste ne peut facturer que les prestations qu'il a personnellement réalisées, excluant ainsi toute facturation d'actes effectués par un hygiéniste, observent les deux organisations. Des soins tels que les examens buccaux, les détartrages ou encore les radiographies sont notamment concernés.
Les professionnels se retrouvent exposés à des contrôles et à des récupérations, sans disposer d'un cadre clair leur permettant d'agir correctement.
Selon les représentants du secteur, le document présente des incohérences majeures : si les hygiénistes bucco-dentaires sont légalement habilités à réaliser plusieurs de ces actes, la nomenclature actuelle ne prévoit des codes de remboursement que pour une partie limitée de ces prestations. Les professionnels se retrouvent donc "exposés à des contrôles et à des récupérations, sans disposer d'un cadre clair leur permettant d'agir correctement", déplorent l'UBPS et la BBM.
Cette lacune entraine par ailleurs un frein à la collaboration entre dentistes et hygiénistes, de même qu'une limitation de l'offre de soins pour les patients, notent les deux associations.
Ces dernières appellent dès lors les autorités à rapidement mettre en place une concertation avec les représentants du secteur, afin de clarifier la portée de la circulaire et de l'adapter aux compétences réelles des hygiénistes.
"Sans réponse rapide, cette situation risque de fragiliser durablement l'organisation des soins bucco-dentaires en Belgique", conclut le communiqué.