Alzheimer : Les cliniques Saint-Luc de Bouge lance des ateliers pour les patients et leurs aidants
La Clinique Saint-Luc Bouge proposera dès novembre les ateliers « Au fil de la mémoire ». Ce programme de réhabilitation cognitive vise à préserver l’autonomie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, tout en soutenant leurs aidants proches.
Annoncé à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le 21 septembre, ce projet répond à un besoin identifié au sein de l’hôpital de jour gériatrique. Il s’adresse aux personnes âgées qui vivent encore à domicile avec leur aidant et qui ont récemment reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer ou apparentée, à un stade léger ou modéré.
« Parce que chaque personne est unique, nous privilégions une approche positive qui met en valeur les capacités préservées plutôt que les difficultés », explique le Dr Christelle El Kahi, gériatre à l’origine du projet (photo). L’objectif est double : favoriser le maintien à domicile et accompagner les proches dans leur rôle d’aidant.

Des outils pour le quotidien
Le programme comprend huit séances de deux heures. Les patients et les aidants participent à deux groupes distincts. Une ergothérapeute et une neuropsychologue encadrent les premiers, tandis que deux neuropsychologues accompagnent les seconds.
Pour la gériatre, la prise en charge doit dépasser le constat des difficultés et les résultats des évaluations. Il s’agit de proposer des stratégies de compensation adaptées à la vie quotidienne, en s’appuyant sur les capacités que la personne conserve.
« Ces ateliers ne vont pas permettre de récupérer de la mémoire, mais ils vont aider la personne à préserver ses capacités restantes et à mettre en place des stratégies de compensation adaptées aux difficultés », précise-t-elle.
Malgré leur organisation collective, les séances tiendront compte des besoins individuels. Parmi les outils proposés figure un carnet de la mémoire, destiné à retrouver facilement des informations importantes. L’équipe souhaite aussi aider les participants à conserver une vie sociale active malgré leurs oublis.
Soutenir aussi les proches
Un volet spécifique permettra aux aidants d’exprimer leurs inquiétudes et leurs frustrations, mais aussi de construire des réponses aux difficultés rencontrées.
« Nous voulons vraiment apporter un soutien aux aidants proches car nous savons que ce sont souvent eux qui souffrent le plus », souligne le Dr El Kahi. Le programme entend ainsi accompagner le binôme formé par le patient et son proche.
Avant le début du cycle, chacun rencontrera séparément une neuropsychologue. Ces entretiens permettront d’évaluer les difficultés cognitives du patient et leurs conséquences concrètes, ainsi que la situation socio-affective des deux participants. Ils serviront également à préciser les attentes et à expliquer ce que les ateliers peuvent apporter.
L’équipe insiste sur l’importance de suivre l’ensemble du parcours : « Il est important que les personnes qui commencent le cycle le terminent. »
Un premier cycle en novembre
La Clinique Saint-Luc Bouge organise ces ateliers avec PsyNAM, réseau de psychologues de première ligne, qui finance une partie du programme. Une participation de 20 euros pour le cycle de huit séances est demandée aux patients. Le premier cycle débutera en novembre 2026.