16 ingrédients encore autorisés
Le secteur du vapotage alerte sur l'interdiction future des arômes
Les mesures sur le vapotage à l'étude au fédéral entraîneront "la disparition totale du marché légal du vapotage en Belgique", alerte l'organisation faîtière Vapebel jeudi. Plus d'une centaine de magasins ont fermé leurs portes en guise de protestation.
Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) a annoncé en novembre son intention d'interdire tous les arômes pour les vapoteuses, à l'exception du goût tabac.
Il avait alors parlé d'une "industrie criminelle qui veut rendre une nouvelle génération d'enfants dépendants à la nicotine", arguant que les arômes camouflent la nocivité du produit.
Frank Vandenbroucke veut interdire tous les arômes pour cigarettes électroniques
Selon le secteur, il s'agirait d'aller encore plus loin : "Le gouvernement veut n'autoriser que 16 ingrédients différents sur le marché", explique le président de Vapebel, Felix Rijkers.
"Mais tous les produits légalement disponibles en Belgique contiennent aussi d'autres composés, y compris ceux au goût de tabac uniquement. Tous les produits qui existent actuellement devront donc être retirés du marché. Cela signifierait la mort de l'ensemble du secteur du vapotage en Belgique."
16 ingrédients, comme aux Pays-Bas
Et d'avertir : "La seule conséquence sera de pousser les consommateurs vers le marché illégal, où personne ne respecte les règles et où l'on vend de véritables produits de mauvaise qualité, sans contrôle d'âge ni garantie de qualité."
Le ministre ne voit pas de quoi s'alarmer : "Nous nous basons sur le système en vigueur aux Pays-Bas", indique son porte-parole. "Là-bas aussi, on ne travaille qu'avec ces 16 ingrédients. La chaîne de production s'est très rapidement adaptée. Même en Belgique, certains fabricants produisent déjà des cigarettes électroniques avec ces ingrédients."
Le secteur compte aujourd'hui quelque 300 PME, qui représentent plus de 700 emplois. Il rapporte, via les taxes et accises, environ 80 millions d'euros au Trésor public chaque année, sur un total de plus de 2,5 milliards d'euros en 2024 pour l'ensemble des produits du tabac.
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